Laia Carbonell Ferrer (Castellbisbal, Barcelone, 1986) a publié les recueils Nibrós (prix de la Ville de Manacor Miquel Àngel Riera pour la poésie 2019) et Finlàndia. Poesia amb acompanyament (prix Amadeu Oller 2015). Depuis janvier 2019 elle est l’une des trois responsables de la programmation du Horiginal, le cycle hebdomadaire de poésie de Barcelone. Elle fait partie de l’association de poésie expérimentale Sonhoras. Tous ses textes ont été traduits en espagnol par Elena Aguilar dans le volume Y caerá la nieve (2025, Mixtura Editorial). Ils sont aussi parus dans plusieurs anthologies. Laia Carbonell a participé aux principaux festivals de poésie de Catalogne.
Moya Cannon (Dunfanaghy, 1956) is an Irish poet. Her seventh collection, Bunting’s Honey (2025), published by Carcanet Press, Manchester, was a Poetry Book Society recommendation. In 2021 Carcanet Press published her Collected Poems. Brought up in an Irish speaking family in Dunfanaghy, Co Donegal, she received a BA in History and Politics from University College, Dublin and an MPhil in International Relations from Corpus Christi College, Cambridge.
Her work bears witness to our primal kinship with the natural world, a source of nourishment, joy and solace, but also to our disastrous, onrushing human conquest of that same earth and seas. Archaeology, geology, visual art and music, particularly Irish traditional music, are core preoccupations. Although many of her poems are rooted in native soil and contemporary culture, many others have been sparked by encounters with more distant times and spaces. Her work has been widely anthologised and translated and she has read at festivals and universities in Europe, Asia and the Americas.
A recipient of the inaugural Brendan Behan Award and the O’Shaughnessy Award, she was Heimbold Professor of Irish Studies at Villanova University, Philadelphia, and was elected to Aosdana, the affiliation of Irish creative artists, in 2004.
Having spent most of her adult life in Galway, she now lives in Dublin.
Maddalena Bergamin (Padoue, 1986) vit à Paris, où elle enseigne l’italien et le français. Après des études de lettres en Italie, elle obtient un doctorat en littérature italienne contemporaine à l’Université Paris‑Sorbonne. Elle s’intéresse principalement à la poésie féminine et à la psychanalyse lacanienne.
Son premier recueil de poésie, Comunque, la pioggia, est paru en 2008 chez Perrone (Rome). En 2014, son recueil Scoppieranno anche queste stagioni parait avec une préface de Fabio Pusterla dans le XII Quaderno di poesia contemporanea (Marcos y Marcos, Milan).
En 2017, elle a publié chez Interlinea L’ultima volta in Italia, inaugurant la collection «Lyra Giovani» dirigée par Franco Buffoni. Dans la même collection paraîtra en 2026 Eravamo felici per sbaglio, accompagné d’une note de Giovanna Frene.
José Carlos Barros (Boticas, 1963) est architecte-paysagiste et vit en Algarve, à Vila Nova de Cacela. Il est l’auteur de plusieurs recueils de poésie, essais et fictions. Il a également publié trois romans dont As Pessoas Invisíveis (Prix LeYa), ouvrage figurant parmi les recommandations du Plan national de lecture soutenu par les Ministères portugais de L’Enseignement, de la Culture et de la Recherche. Son travail lui a aussi valu par deux fois le Prix national de poésie Sebastião da Gama.
Taludes Instáveis – Poemas Escolhidos (Publications Dom Quixote, 2024) revisite les douze précédents recueils de poésie de l’auteur, publiés entre 1984 et 2023.
Anja Bachl (Salzburg, 1986) schrieb u. a. für die Kammeroper Salzburg, diverse Ensembles und das Salzburger Kulturzentrum ARGEkultur, ihre Gedichte wurden 2024 im Zuge der Bregenzer Festspiele vertont. 2021 erhielt sie den Irma-von-Troll-Borostyáni-Preis für journalistische Beiträge, 2024 stand sie auf der Longlist des Lyrikpreis München. 2022 erschien im Haymon Verlag ihr erster Gedichtband weich werden, ihre Lyrik wurde mit dem Georg-TraklFörderungspreis ausgezeichnet. Der zweite Lyrikband der Autorin erscheint im April 2026, für Mitternachtszustand bekam Anja Bachl 2025 das Startstipendium für Literatur des österreichischen Bundesministeriums zugesprochen.
Le Lorrain Emmanuel Fleitz est musicien, comédien et performeur. Il se produit le plus souvent dans des formats et sur des sites insolites, créant à même le lieu. Il est l’âme et le moteur de Man’ok & Cie, collectif d’artistes à la croisée des disciplines – musique, danse, textes, vidéo – investi dans des formes contemporaines et élaborant un langage nouveau « sans craindre de décloisonner les genres et ne redoutant ni la nouveauté ni le danger » écrit Thierry Voisin dans Télérama.
Bien connu au Luxembourg où il propose ses créations sonores éphémères depuis une quinzaine d’années (MUDAM, Kulturfabrik, TROIS C-L et en 2025 LUGA…), Emmanuel Fleitz se produit aussi dans des cadres plus conventionnels avec les sons pluriels, râpeux ou moelleux, de sa contrebasse. Et c’est avec une grande écoute que ce troubadour se met au service des poètes.
« Nerveuses ou lancinantes, acoustiques ou amplifiées, dans une succession de glissements lourds et fluides s’égrènent ses surprenantes mélopées, faites de montées progressives, de pincements abrupts, de distorsions tonales, de brisures du rythme, de variations surprenantes où l’instrument crie et murmure, chante et chuchote ». William Guyot
Autour du thème « La liberté. Force vive, déployée », le 19e Festival du Printemps des Poètes – Luxembourg (présenté le 24 mars) se tiendra les 17, 18 et 19 avril 2026 à neimënster (soirée d’ouverture le 17), au Cercle Cité (grande nuit de la poésie le 18) et à la galerie Simoncini (matinée de clôture le 19). Onze poétesses et poètes y sont attendu.e.s ainsi que le musicien Emmanuel Fleitz (neimënster, Cercle Cité).
Que peut la poésie en des temps troublés et violents ? Onze poètes et poétesses nous offriront quelques réponses à cette question toujours posée, à travers textes en vers ou en prose, textes parlés ou slamés, textes qui donnent à rire ou à frémir. Ils arrivent de toute l’Europe, du nord au sud et de l’est à l’ouest et nous donneront à découvrir les nouvelles écritures du poème. Vivre de beaux moments de partage autour de cette petite voix de la poésie qui peut parler fort et être amplifiée lors de manifestations comme la nôtre, c’est ce qu’ils/elles proposent. Alors venez découvrir :
Dans le cadre du cycle de rencontres littéraires organisé par et à la galerie Simoncini, la poète et comédienne Laurence Vielle sera à l’honneur jeudi 5 mars(18h30), interrogée par Myriam Watthee-Delmotte de l’Académie Royale de Belgique et accompagnée au clavier par Simon Ho, pianiste et compositeur suisse. Un événement sur la scène poétique que ces retrouvailles avec une poétesse iconique que le PPL avait accueillie en 2019 à son festival.
Elle performe, joue, crée des objets scéniques, radiophoniques, écrit et dit. Elle aime et recherche les lieux de travail et de partage à la périphérie (maisons d’arrêt, de soin, de repos, d’apprentissage… les paroles outsiders). Elle croise sa voix avec celles d’autres poètes. Elle glane les mots des autres et les siens, ce sont « ses tambours », elle tente d’y accorder son cœur. Dernier recueil paru : Les Vies de Jésus (Abrapalabra, 2025).
Moult fois récompensée tant comme poète que comédienne, elle était en février sur la scène du Théâtre Public à Bruxelles avec deux complices pour encore et toujours interroger la langue et les mots et questionner ce que nous faisons de nos colères et de nos ressentiments. Cette fois Laurence Vielle nous dira « un monde à exalter ».