Mise en avant

Jean-Pierre Siméon
« un fou de poésie »

Grande rencontre mardi 4 juin à 19h à neimënster

Demandons comme Goethe

Jusqu’au souffle dernier

De la lumière de la lumière de la lumière !

Jean-Pierre Siméon, Avenirs, Editions Gallimard, mai 2024
(c) Francesca Mantovani – Editions Gallimard

Poète, romancier, dramaturge, professeur, éditeur, traducteur de l’allemand et de l’anglais, critique littéraire et dramatique, Jean-Pierre Siméon est l’auteur d’une œuvre considérable qui compte plus de 80 ouvrages, recueils de poésie, romans, livres pour la jeunesse, pièces de théâtre, essais – notamment sur le théâtre et sur la nécessité de la poésie. Son dernier recueil Avenirs vient de sortir chez Gallimard.

Véritable « militant de la poésie » il a vu son œuvre célébrée et a obtenu de très nombreux prix parmi lesquels le Prix Apollinaire, prix qu’il préside depuis 2014, le prix Max Jacob, le Prix International de Poésie Lucian Blaga (Roumanie), le Grand Prix de poésie de l’Académie Française et cette année la Couronne d’or des Soirées poétiques de Struga (Macédoine).

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Agrégé de lettres modernes, Jean-Pierre Siméon a enseigné à l’IUFM de Clermont-Ferrand, au département Écritures Dramatiques de l’ENSATT à Lyon, et à Sciences Po Paris où il crée l’événement Sciences Poésie. Il a participé aux comités de rédaction de plusieurs revues, codirigé pendant 25 ans la collection « Grand fonds » de Cheyne Éditeur. Il a été membre de la commission poésie du CNL et conseiller à la Mission pour l’Art et la Culture du Ministère de l’Éducation Nationale Il a fondé avec Christian Schiaretti le festival Les Langagières à la Comédie de Reims et a été poète associé au Théâtre National Populaire de Villeurbanne. Il a produit pour France Culture l’émission Géographie du poème. Il a créé la Semaine de la poésie à Clermont-Ferrand, a été directeur artistique du Printemps des Poètes durant 16 ans et est depuis janvier 2018 directeur de la collection Poésie/Gallimard. 

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Celui qui est intervenu des milliers de fois auprès des jeunes, de la maternelle à Normal Sup’, qui a initié le prix Andrée Chédid avec son petit-fils Mathieu Chédid, est devenu la coqueluche de ces jeunes, comme le soulignait François Bunel en 2022 sur le plateau de sa Grande Librairie.

Lors de cette grande rencontre du Printemps des Poètes-Luxembourg, Jean-Pierre Siméon, qui en est le parrain, sera interrogé par Jérôme Quiqueret*, historien, journaliste et auteur, Prix Servais en 2023, et proposera une lecture de ses textes.

La rencontre, placée sous le Haut Patronage de l’Ambassadrice de France, bénéficie du soutien de l’Association Victor Hugo et de neimënster.

Rendez-vous mardi 4 juin à 19h à neimënster. Entrée libre. Réservation : billetterie@neimenster.lu

(c) Francesca Mantovani – Editions Gallimard

Nous bâtirons un monde dans le monde

Comme on embrasse au bord de l’abîme

C’est du baiser non de l’abîme

Que demain nous vivrons les vertiges

Jean-Pierre Siméon, Avenirs, Gallimard, mai 2024

* Après l’obtention d’un master en  histoire à l’Université de Nancy en 2002,  Jérôme Quiqueret s’installe au Luxembourg où il exerce la profession de journaliste (Le QuotidienLe Jeudi, Europaforum et le Tageblatt). Il écrit sur des sujets de société, de culture, d’art et de sciences humaines. Il est l’auteur de textes littéraires à caractère historique. Son premier livre, Tout devait disparaître (Ed. capybarabooks 2022) lui a valu le prix Servais, l’un des deux grands prix du pays, en 2023.

Mise en avant

Printemps des Poètes 2024
Découvrez le programme

Autour du thème « La Grâce », le 17e Festival du Printemps des Poètes-Luxembourg se tiendra les 26, 27 et 28 avril 2024 à la Kulturfabrik (soirée d’ouverture le 26), à neimënster (grande nuit de la poésie le 27) et à la galerie Simoncini (matinée de clôture le 28). Douze poétesses et poètes y sont attendu.e.s ainsi que les musiciens Maxime Bender / Napoleon Gold (Kulturfabrik) et Beatriz Jiménez (neimënster).

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Festival du Printemps des Poètes – Luxembourg 2024

26 – 27 – 28 avril 2024

La grâce, un thème qui résonne singulièrement en ces temps troublés. Tel est pourtant celui qui présidera aux destinées du 17e Festival du Printemps des Poètes-Luxembourg qui revient les 26, 27 et 28 avril 2024 en ses 3 lieux emblématiques : la Kulturfabrik, neimënster et la galerie Simoncini. Mais ne nous y méprenons pas, elle n’est pas que délicatesse et agrément, la grâce peut être mauvaise, voire fatale et le poète nous le dit trop bien lui qui nous émeut ou nous bouscule.

Poètes et poétesses seront présent.e.s pour des temps de lecture, d’échange et de musique qui emprunteront des chemins divers pour nous amener à ce « moment de grâce où l’on fait irrémédiablement corps avec le poème » (Zéno Bianu).

Organisation : Printemps des Poètes-Luxembourg, Kulturfabrik, neimënster, galerie Simoncini et partenaires

Mise en avant

✒️ À VOS PLUMES ✒️

13e Concours multilingue Jeune Printemps

Le Printemps des Poètes-Luxembourg (PPL) organise son 13e concours de poésie multilingue sur le thème « La Grâce ». Tous les élèves et étudiants fréquentant un établissement secondaire du pays ou l’Université du Luxembourg, ainsi que les adultes du Luxembourg, aimant la poésie et non encore publiés, sont invités à participer au concours.

⏳ Le formulaire de participation (disponible sur notre site) et le poème en format WORD devront être envoyés pour le 18 mars 2024 au plus tard à l’adresse mail jeuneprintemps@printemps-poetes.lu

Le jury, composé de poètes et de membres du PPL, sélectionnera les poèmes gagnants et informera les lauréats.

📅 La remise des prix aura lieu le 24 avril 2024 à neimënster, en présence de Eric Thill, ministre de la Culture.

👨‍🎓👩‍🎓Le premier lauréat de chacune des 4 catégories sera invité à se produire sur scène lors du 17e Festival du Printemps des Poètes-Luxembourg (26,27, 28 avril).

Pour toute information complémentaire, veuillez vous adresser à
Delia Pifarotti 📧 jeuneprintemps@printemps-poetes.lu

Formulaire de participation 2024

Règlement du Concours 2024

Guy Goffette s’est envolé

(c) K.S. / PPL 2009

Il nous a quittés ce vendredi 29 mars. Et déjà nous manquent sa voix, son enthousiasme et sa bonne humeur. Mais restent ses mots, cette poésie attachée au quotidien qui nous aide à supporter « tout ce qui tient l’homme par le cœur au plus près de lui-même et des autres ».

Enseignant, libraire, éditeur dans sa Gaume natale avant de rejoindre les éditions Gallimard, Guy Goffette est avant tout poète et poète toujours lorsqu’il se fait romancier, biographe ou nouvelliste. Son œuvre abondante et largement primée (Goncourt de la Poésie 2010) en fait une des voix les plus singulières et les plus remarquables de la poésie contemporaine de langue française.

Souvent à nos côtés depuis de très nombreuses années, Guy Goffette était encore avec nous en avril dernier puis en octobre pour un vibrant hommage à Anise Koltz qui nous quittait, elle, en un même mois de mars, il y a un an.

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Couvée pascale

A l’aube quand vibrait encore
la gloire du monde, nous descendions
l’échelle des rêves pour chercher
dans l’herbe du jardin

l’œuf bleu des promesses, et dans le ciel
un reste du vertige qui nous tirait
des cris, mais tout retombait vite
et l’horizon reprenait

son vrai visage : enclos, barrière, octroi.
Nous rentrions couver notre butin
les yeux dans l’ombre comme si
une aile ou un ange

allait soudain venir briser la coque.

Guy Goffette

Un jour, un poème (12)

Krisztina Tóth (Hongrie)

(c) Gabor Valuska

Née en 1967 à Budapest, Krisztina Tóth, qui a étudié la sculpture et la littérature, est l’une des auteurs d’Europe centrale les plus populaires et les plus connues. Elle a publié près de 40 livres – prose, poésie, théâtre et livres pour enfants – qui lui ont valu de nombreux prix, notamment les prestigieux Déry Tibor Prize (1996) et József Attila Prize (2000). 

Ses œuvres sont traduites en plus de vingt-cinq langues, entre autres allemand, anglais, polonais, tchèque, espagnol et français (Le rêve du Minotaure, trad. Lionel Ray, éd. Caractères; Trois poètes hongrois, Krisztina Tóth, János Lackfi, András Imreh, éd. du Murmure ; Code-barres, nouvelles, trad. G. Métayer, éd. Gallimard). Krisztina Tóth est elle-même la traductrice hongroise des poètes Lionel Ray, Lorand Gaspar, Yves Bonnefoy et Guy Goffette et des romancières Camille Laurens et Anna Gavalda.

Cette voix singulière, sombre et sensible, qui n’hésite pas à dénoncer les injustices de la société actuelle, écrit pour les enfants des livres aux sujets inhabituels, voire tabous, qui occupent une place de choix dans la littérature enfantine. Son best-seller L’œil du singe, publié en 2023, a été l’œuvre de fiction la plus vendue en Hongrie et s’est d’emblée imposé comme un ouvrage incontournable de la littérature contemporaine. Cet été, elle publiera une nouvelle série de nouvelles From where to see the sky et une traduction anglaise de sa pièce de théâtre The Bat.

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Hogy Vagytok?

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Un jour, un poème (11)

Aurora Luque (Espagne)

(c) Bernardo Pérez Tovar

Née à Almería en 1962, Aurora Luque est poète, traductrice et enseignante. Elle est titulaire d’un doctorat en philologie classique. Elle vit et enseigne depuis 1988 à Málaga où, de 2008 à 2011, elle a dirigé le Centro Cultural Generación del 27. Elle fait partie du groupe de recherche « Traduction, Littérature et Société » de l’Université de Malaga. Elle est membre de l’Académie royale des Beaux-Arts de San Telmo.

Poète, Aurora Luque a signé une vingtaine de recueils, participé à de nombreuses anthologies et reçu de nombreux prix, entre autres les prix Loewe de Poesía, Generación del 27, Andalucía de la Crítica, Menina, le 1er prix Isabel Oyárzabal de l’ADIMP pour son travail de mise en lumière de poètes femmes oubliées (2020) et le Prix national de poésie en 2022 pour Un número finito de veranos (Milenio, 2021).

Parmi ses autres publications récentes figurent l’anthologie Homérica (Jákara, Málaga, 2022), la réédition de sa poésie amoureuse Carpe amorem (Renacimiento, 2021), la traduction suédoise de son œuvre, Grip Natten (Ellerströms, 2022) et en 2023 Las sirenas de abajo. Poesía reunida 1982-2022 (Acantilado).  Traduisant du grec ancien et moderne mais aussi du latin et du français, Aurora Luque a publié une anthologie de la poésie érotique grecque et une anthologie de la mer dans la poésie grecque. A l’automne 2023 est parue sa traduction de After Sappho de Selby Wynn Schwartz (Alianza Editorial) et ce printemps 2024 paraît celle de The Suppliants d’Eschyle (Vaso Roto).

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Carpe noctem

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Un jour, un poème (10)

Patrick Kaufmann (Liechtenstein)

(c) Thomas Gerber

Patrick Kaufmann *1971, Bildender Künstler & Autor, aufgewachsen im liechtensteinischen Balzers, lebt und arbeitet in Malans und in Paspels im Domleschg, Graubünden.

Er studierte an der Freien Kunstakademie in Basel, wo er sich neben der Malerei auch mit Fragen der Wahrnehmung, philosophischer Ästhetik und dem eigenen künstlerischen Prozess auseinandersetzte.


Seit 1991 Ausstellungen und Projekte in Europa, Asien und den USA, seit 1994 Veröffentlichungen in zahlreichen Anthologien und Publikationen mit Lyrik und Prosatexten.


aktuell:

…ferngesteuertes Schwemmholz, Lyrik & Prosa, Interviews & Statements 2023 – 1994

patrickkaufmann.ch

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Königin der Nacht

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Un jour, un poème (9)

Marianne Jungmaier (Autriche)

(c) Walter Pobaschnig

Née en 1985 à Linz, Marianne Jungmaier a fait des études de cinéma/télévision numérique et de journalisme et a obtenu en 2009 un master of arts. Elle se tourne ensuite vers la littérature et la pédagogie de l’écriture à la faculté des Lettres de Leonding. Auteure et artiste indépendante depuis 2011, elle a multiplié les séjours en Inde, Italie, Grande-Bretagne, Allemagne et France… Elle vit en Autriche où elle enseigne aujourd’hui l’écriture créative. Elle aborde aussi la photographie, le film, l’audio et le collage. Elle est membre d’IG Authors et LiterarMechana.

Marianne Jungmaier a signé une dizaine d’ouvrages, romans, nouvelles et poésies. Son premier roman lui a valu le prix George Saiko et son recueil de poèmes Summer Nomads, le prix de la Chancellerie fédérale (2016). Ses images sont d’une grande force. Elles naissent d’échanges avec la nature, de rencontres, de promenades en des lieux à la fois familiers et étranges, d’une réflexion sur l’évolution et la disparition.

Derniers ouvrages parus : Sonnenkonige (Kremayr & Scheriau, Wien, 2018), In dieser Sprache: Walgesang (hochroth Verlag, Wien, 2018).  A paraître au printemps 2024, Gesang eines womöglich ausgestorbenen Wesens (Otto Müller Verlag, Salzburg).

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koordinatensystem

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Un jour, un poème (8)

Tom Hengen (Luxembourg)

(c) Tete Queiroga

Born in Luxembourg in 1973, Tom Hengen grew up in Dudelange. He studied English and American literature at the University of Wales in Aberystwyth, where he came into contact with a vibrant and eclectic literary scene. He co‑founded and co‑edited the university’s Interchange Poetry magazine, organised or took part in readings and had his poems published in various British and American magazines and collections. Back in Luxembourg, he was awarded the Luxembourg National Literature Prize for his collection Explorations in C in 2011, which was also published by Éditions Phi. He subsequently published a second collection of poetry, Journeys into Modern Mythologies with Black Fountain Press in 2021, and in the same year contributed poems to the art book Correspondance Exquise by Lutz Thierry & Salvi Jean‑Claude.

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The Breath of Death

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Un jour, un poème (7)

Mária Ferenčuhová (Slovaquie)

(c) Jaro Ridzon

Mária Ferenčuhová studied film screenwriting and dramaturgy and did a postgraduate degree in the history and theory of films at the Film and Television Faculty of the Academy of Performing Arts (VŠMU) in Bratislava, and Sciences du Langage at the École des Hautes Études en Sciences sociales in Paris. She lives in Bratislava where she currently works for the Slovak film institute after having taught at the Academy of Performing Arts for nearly 15 years.

A translator from French, she has translated, among others, novels by Michel Houellebecq, Philippe Sollers, Amélie Nothomb, Jean Echenoz, Laurent Binet or Alain Mabanckou, a book of poetry by Nicolas Pesquès, a play by Samuel Beckett and philosophical essays by Paul Virilio, Georges Didi-Huberman, François Jost and Jacques Rancière.

Her first collections of poems are Hidden Subtitles (Skryté titulky, 2003), The Principle of Uncertainty (Princíp neistoty 2008), Endangered Species (Ohrozený druh, 2012). In her fourth poetry collection Immunity (2019) she deals with the topic of a grave illness and the human body subjected to medical procedures becomes a literary canvas, open for dissection, analysis and struggle. The factual style of the writing allows for deep and intimate confrontation. Immunity has won several awards and has been translated into four languages. Black Earth (Černozem) came out in 2020 in Slovakia, and later it was published in Spanish translation. In 2018, Shearsman, an English publishing house, published a selection of her poetry under the title Tidal Events, translated by James Sutherland-Smith. 

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Slapové Javy

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Un jour, un poème (6)

Jean D’Amérique (Haïti – France)

(c) Edouard Caupeil

Né en 1994, Jean D’Amérique est poète, dramaturge, rappeur et romancier. Son œuvre, publiée chez Cheyne, Théâtrales et Actes Sud, a été saluée entre autres par le Prix Montluc Résistance et Liberté, le Prix Apollinaire Découverte et le prix Heredia de l’Académie Française. Il a publié récemment son neuvième livre, Quelque pays parmi mes plaintes (Cheyne, 2023), et son premier album, Mélancolie Gang, odyssée poétique d’un être aux prises avec le silence et les ombres.

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Retour à la blessure

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Retour à la blessure

Un jour, il ne pleurait pas. Je viens de faire une faute de frappe, je voulais dire : un jour, il ne pleuvait pas. Le ciel était bleu, mais ce n’est pas ça qui m’intéressait. D’autres fleurs s’agitaient dans ma tête : je cherchais mes racines. Je cherchais mes racines, et je suis allée sous les bois. Non. J’ai confié mon corps au vent et il l’a amené sous les bois perdus de la mémoire. J’aurais pu tout simplement me pencher sur mon ventre et, par la grâce de mes ongles, creuser au-delà de la peau, sortir une à une mes entrailles pour leur demander des comptes. Mais trop timide mon âme, pour ce genre de tâche. Le vent a emporté mon corps : me voici pour un bain nu dans la forêt. Les arbres sont des couteaux. Entre mon écorce et la sève du passé, ils tranchent. Et me rapprochent de la nuit, où flotte un drapeau rouge : le sang. Le vent me lèche la chair. Surgit un rêve, ruisselant de lait noir. J’ignore ces ténèbres qui dévorent le poème.

Un jour, un poème (5)

Franco Costantini (Italie)

Franco Costantini est né à Gênes en 1990. Professeur agrégé d’italien, docteur en littérature médiévale de Sorbonne-université, il vit à Paris où il enseigne la langue et la littérature italiennes. Il a publié deux recueils : Scorporare (Transeuropa, 2021) et L’isola scura (Vydia, 2023). Une plaquette bilingue est parue aux éditions des Cahiers de l’Approche (2023) et d’autres poèmes, en version bilingue, apparaissent dans l’anthologie Altrove (Ensemble, 2024). Ses poèmes sont parus dans des revues italiennes et françaises (Nunc, Place de la Sorbonne, Forma Vera, La Bibliothèque italienne et d’autres).

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Idea, L’isola scura

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