Soirée en hommage à
Anise Koltz

Mardi 12 septembre à neimënster

Anise Koltz (c) Collection CNL – Photo Paolo Leoni

A l’occasion de l’inauguration de la salle Anise Koltz, ancienne salle du greffe puis boutique de neimënster et aujourd’hui salle dédiée à la création, une soirée consacrée à cette grande dame des lettres, à notre amie, est proposée par le Printemps des Poètes-Luxembourg en collaboration avec neimënster le 12 septembre à 19h dans la chapelle.

Deux poètes majeurs, proches d’elle, le Belge Guy Goffette (Grand Prix de Poésie de l’Académie française en 2001 et Goncourt de la poésie en 2010) et le Luxembourgeois Lambert Schlechter (Prix Servais en 2007 et Prix Batty Weber en 2014) évoqueront leurs rencontres et ces affinités électives qui les rapprochèrent de cette poète majeure qui savait « le verbe indispensable » et dont les vers nous sont devenus indispensables.

Ainsi après les poètes Nic Klecker, Edmond Dune et José Ensch dont chaque jour des dizaines, voire des centaines de visiteurs de neimënster prononcent le nom en se dirigeant vers les salles qui les portent, Anise Koltz à son tour voit son nom donné à une salle de cette belle abbaye où le Printemps des Poètes-Luxembourg l’a si souvent invitée à intervenir.

L’encadrement musical de la soirée sera assuré par la claveciniste Anne Galowich qui n’est autre que la petite-fille de la poétesse et que le Printemps des Poètes-Luxembourg avait sollicitée déjà pour fêter ses 85 printemps. Une exposition de petites aquarelles originales, réalisées en 2016 par Jean-Jacques Laigre sur des poèmes d’Anise Koltz, sera présentée.

Anne Galowich (c) PPL
Aquarelle de Jean-Jacques Laigre

Lectures de poèmes par Marie-Anne Lorgé et Charlotte Goffin.

Soirée organisée avec le soutien de l’Association Victor Hugo et l’aimable concours du Centre National de Littérature.

Entrée libre. Réservation obligatoire par courriel (contact@neimenster.lu) ou tél. (+352 26 20 52-1).

Anise Koltz et Léopold Hoffmann
(c) Archives CNL – Wolfgang Osterheld
Anise Koltz et Alain Bosquet (c) Archives CNL – Wolfgang Osterheld
Anise Koltz et Pentii Holappa
(c) Archives CNL – Wolfgang Osterheld

Anise Koltz (1928-2023) est la voix de langue française la plus éminente du pays. Elle a signé une cinquantaine de recueils qui ont été traduits en une douzaine de langues et lui ont valu de très nombreux prix littéraires, luxembourgeois – Prix Batty Weber (1996), Prix Servais (2008) – et internationaux, jusqu’au plus prestigieux, le Prix Goncourt de la poésie Robert Sabatier (France, 2018). En 2016, elle avait été la première poète luxembourgeoise à entrer dans la collection Poésie de Gallimard, fidèle par ailleurs à son éditeur luxembourgeois PHI et à son éditeur français Arfuyen sans oublier ses collaborations avec la galerie – éditions Simoncini.

Membre de l’Académie Mallarmé, du PEN club belge, du PEN club français et de l’Institut Grand-Ducal, section Arts et Lettres, elle a fondé avec son mari René Koltz, Nic Weber et Horst Bingel les Journées littéraires de Mondorf et, avec Alain Bosquet, l’Académie européenne de poésie. Petite-nièce d’Emile Mayrisch et d’Aline de Saint-Hubert qui avait initié les rendez-vous de Colpach et dans les pas de laquelle elle aura mis ses pas, elle aura fréquenté les plus illustres écrivains de la scène internationale.  CNL

Anise Koltz avec e.a. André Schmitz et Guy Goffette (c) Archives CNL
Anise Koltz et Lambert Schlechter (c) PPL

Poète et prosateur, Guy Goffette, né en Lorraine belge, est l’une des grandes voix de la poésie francophone. Tour à tour enseignant, libraire et éditeur, il a publié plus de trente livres, romans, récits, poésie, sans oublier de magistrales biographies dont un Verlaine qui fait référence, tous aux éditions Gallimard. Il a e.a. obtenu le Grand Prix de Poésie de l’Académie française (2001), le Goncourt de la poésie pour l’ensemble de son œuvre (2010) et le Prix Max Jacob (2017).

Poète et philosophe, Lambert Schlechter que l’écriture n’a jamais quitté depuis ses plus jeunes années et ses premiers fameux carnets, a publié une cinquantaine de livres, poésie, essais, chroniques et nouvelles. Poète francophone le plus édité hors des frontières du pays, il a reçu le Prix Servais en 2007, le Prix Birago Diop en 2010 et le Prix Batty Weber en 2014. Il est membre de la section Arts et Lettres de l’Institut Grand-Ducal.

Anise Koltz (c) Alain Rischard
Printemps des Poètes 2010 – Anise Koltz avec les poètes de l’édition « Couleur Femme » dont Taslima Nasreen et la cheffe Léa Linster (c) PPL
Marché de la Poésie, Paris, 2015 (c) F. P.
Printemps des Poètes 2017, Galerie Simoncini (c) PPL

Grande rencontre du Printemps

Soirée Lambert Schlechter – mercredi 12 juillet au TNL

Lambert Schlechter (c) F. Pirovalli
Habib Tengour (c) Pierre Joris

Comment mieux finir la saison qu’avec les mots du poète, poète majeur des Lettres luxembourgeoises, en quête de « mots qui explosent et font trembler ». C’est à un rendez-vous avec Lambert Schlechter qu’invite le Printemps des Poètes-Luxembourg le mercredi 12 juillet à 19h au Théâtre national du Luxembourg à l’occasion de la parution de son dernier recueil Perles de pacotille sur le chapelet du silence aux éditions APIC / collection Poèmes du Monde dirigée par Habib Tengour. Le poète franco-algérien s’entretiendra avec le poète luxembourgeois et répondra lui-même à quelques questions. La soirée est organisée en collaboration avec le TNL et le soutien de l’Association Victor Hugo. Le recueil a bénéficié de l’aide de Kultur LX.

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Poète, essayiste et philosophe, Lambert Schlechter a publié une cinquantaine de livres, poésie, essais, récits, chroniques, nouvelles. Il a reçu de nombreuses récompenses dont le Prix Servais en 2007, le prix Birago Diop en 2010 et le Prix Batty Weber en 2014. Il est membre de l’Institut Grand-Ducal, Section des Arts et des Lettres. Outre Perles de pacotille sur le chapelet du silence, préfacé par Jean Portante, vient de sortir Fragments du journal intime de Dieu aux Editions L’herbe qui tremble.

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Habib Tengour qui s’exprime en prose et par le poème, oscille entre surréalisme et souffle lyrico-épique de la tradition poétique arabe. Il a publié une trentaine de livres et a reçu de nombreux prix dont le Prix Dante en 2016 et le Prix Benjamin Fondane en 2022. Il est le traducteur de l’Américano-Luxembourgeois Pierre Joris.

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Le contrebassiste Emmanuel Fleitz, un fidèle du Printemps des Poètes-Luxembourg, accompagnera l’échange entre les deux poètes.

Emmanuel Fleitz (c) Emilie Salquèbre

Rencontre avec le poète argentin Esteban Charpentier

Le samedi 24 mars à neimënster (salle Dune) à 19h00

Esteban Charbentier, poète argentin

Alors qu’il prépare la 15e édition de son festival, le Printemps des Poètes -Luxembourg invite, dans le cadre de ses périphériques et en collaboration avec la revue Abril, à une rencontre avec le poète argentin Esteban Charpentier qui interviendra à Luxembourg quelques jours après son passage à Paris. Il sera accompagné de Cecilia Acevedo, traductrice de son dernier ouvrage.

Né à Buenos Aires en septembre 1958, Esteban Charpentier qui descend d’une famille franco-italienne enracinée en Argentine, est avocat et médiateur. Très concerné par les questions d’intégration sociale, il préside la Fondation PIBES qui œuvre à l’amélioration de la situation des enfants et adolescents en situation de pauvreté. 

Il publie dans de nombreuses revues, collabore aux suppléments littéraires de plusieurs journaux, a participé à plusieurs anthologies récemment Alexandrie, coordonnée par Mona Gamal El Dine et Villes/Ciudades, coordonnée par Pascal Mora, aux Éditions Unicité / 2021. Il a lui-même co-édité les 3 volumes de l’Anthologie des cinq continents et a lancé l’émission de radio Denserio destinée à amener le public à la poésie. Les poèmes d’Esteban Charpentier sont traduits en de très nombreuses langues dont l’anglais, le français, l’italien et l’arabe.

Derniers ouvrages :

  • París-Paris recueil bilingue traduit par Cecilia Acevedo et illustré par Paula Noé Murphy. Ed. Unicité / 2022
  • Los que el viento se llevó / (Ceux que le vent a emportés), recueil sous forme de BD, illustré par Nicolás Solé. Ed. Tequisté / 2021
  • Grandes Éxitos Volume 1, Esteban Charpentier et Héctor Urruspuru, Ed. Tequisté / 2020.

Italo-argentine, née à Buenos Aires en 1956, Cécilia Acevedo est commissaire d’expositions et gestionnaire culturelle indépendante. Elle collabore à de nombreux projets pédagogiques en direction des jeunes et des personnes dépendantes.

La soirée sera animée par Paca Rimbau Hernández, traductrice, membre du comité d’Abril et du Cercle Culturel Espagnol Antonio Machado.

Organisé par le Printemps des Poètes-Luxembourg en collaboration avec la revue Abril et avec le soutien de neimënster.

Langues: français/espagnol

Entrée libre dans la limite des places disponibles
Réservation obligatoire : contact@neimenster.lu
Tel: +352 / 26 20 52 1

Grande rencontre avec Habib Tengour

Photo : Pierre Joris

Habib Tengour est l’un des grands auteurs maghrébins de langue française. Il vit entre Paris, Constantine et Mostaganem où il est né en 1947. Poète lyrique et ludique, il s’exprime tant en prose que par le poème et son écriture oscille entre surréalisme et souffle lyrico-épique de la tradition poétique arabe. Il mêle les époques et les lieux, les noms illustres et sa propre biographie. Il a publié plus d’une vingtaine de livres dont récemment Le Tatar du Kremlin aux éditions Phi. Il est traduit en allemand, anglais, arabe, italien, néerlandais et il traduit lui-même des poètes de langue anglaise, américaine ou arabe. Il a coordonné l’équipe de recherche franco-algérienne qui a travaillé à l’édition des œuvres complètes de Mohammed Dib (parues en 2017) et a lancé cette année « Poèmes du monde » (éditions APIC), première collection algérienne consacrée à la création poétique plurilingue (langue originale / traduction française). En 2016, Habib Tengour a reçu le Prix européen de poésie Dante pour l’ensemble de son œuvre.

Avec la participation de Jean Portante, poète, et Emmanuel Fleitz, contrebassiste.

Ce Tatar-là n’a pas quatre dromadaires pour voyager
Ce qu’il a coutume de dire Non sans pointe d’ironie
— il y a de l’agacement à se répéter
Justifier son immobilité
Donner toutes sortes d’explications
Personne ne les demande
N’est-ce pas là survivance de quelque atavisme
Nomadiser est un art le chameau indispensable.

Le Tatar du Kremlin, éditions Phi, 2018

Lundi 21 janvier à 20 heures, au Théâtre national du Luxembourg, 194, route de Longwy, L-1940 Luxembourg.

Entrée libre.