Festival 2026 en images

Si le festival revient chaque année dans la forme qu’on lui connait, avec trois jours de rencontres en trois lieux, cette 19è édition aura apporté bien des nouveautés avec une grande soirée orchestrée dans la grande salle du Cercle Cité et des traductions à l’écran. Retour sur cette soirée et sur l’ouverture du festival à neimënster et la matinée poétique à la galerie Simoncini.

(c) K.S. / PPL

17 avril, soirée d’ouverture, neimënster, Luxembourg

(c) M-J. Tondini, F.P. & K.S. / PPL

18 avril, visite au Centre national de littérature, Mersch

(c) F.P. / PPL

18 avril, grande nuit de la poésie, Cercle Cité, Luxembourg

(c) Bohumil Kostohryz

19 avril, matinée poétique, galerie Simoncini, Luxembourg

(c) F.P. & K.S. / PPL

Retrouvez les lauréat(e)s du Concours Jeune Printemps 2026

(c) K.S. / PPL

C’est comme de coutume à neimënster, en présence de Nora Si Abderrahmane du ministère de la Culture, que les résultats de la 15e édition du Jeune Printemps ont été dévoilés mardi 14 avril.

« La liberté. Force vive, déployée » tel est le thème sur lequel ont planché les participant(e)s à ce concours, lancé en 2012, ouvert tout d’abord aux collégien(ne)s et aux lycéen(ne)s et qui accueille dorénavant aussi les universitaires et les adultes. Un thème qui a permis de belles contributions, tant cette notion de liberté est riche et porte à la réflexion.

Les lauréat(e)s – cinq par catégories distingué(e)s par un jury composé cette année de François Carbon, des poètes Paul Mathieu et Habib Tengour et de Delia Pifarotti qui pilote le concours – ont lu les textes primés avant de se voir remettre livres et invitations à des spectacles et pour les premiers de chaque catégorie une invitation à monter sur scène avec les poètes et poétesses de la 19e édition du festival.

(c) Martina Menichetti, K.S. / PPL

Conférence de presse du festival 2026

Besoin de relais

Parce qu’elle a des difficultés à se faire entendre la petite voix de la poésie a besoin de relais et tout particulièrement à travers les médias conviés à une conférence de presse de présentation de la 19e édition du festival le mardi 24 mars à neimënster.

Moment de partage et d’échange sur cette édition, sa thématique « La Liberté. Force vive, déployée » empruntée au Printemps français et qui résonne tout particulièrement dans le monde de violences physiques et morales qui est le nôtre, sur le 14e Concours Jeune Printemps dont les résultats seront annoncés le 14 avril prochain, sur le musicien le Lorrain Emmanuel Fleitz et sur les poètes et poétesses invité(e)s du festival.

On ne le répétera jamais assez, la poésie est un « moyen de vivre mieux », elle est révolte et soulèvement mais elle est aussi humour ou « colère joyeuse », elle dit la vie au quotidien comme le monde alentour, elle remue, elle bouleverse, elle met en joie.  

Un jour, un poème (11)

Szabina Ughy (Hongrie)

(c) Nóra_Simándi

Szabina Ughy (Ajka, 1985) est écrivaine, éditrice et biblio-thérapeute. Elle est notamment l’auteure de deux recueils de poésie, Külső protézis (« Prothèse extérieure », 2011) et Séták peremvidéken (« Promenades en périphérie », 2015) et d’un roman A gránátalma íze (« Le goût de la grenade », 2018). Son ouvrage le plus récent, Az áttetsző nő (« La femme transparente »), présente, à travers seize nouvelles, les différentes manières de s’échapper de la cage de l’invisibilité.

Diplômée de l’Université catholique Péter Pázmány, elle publie dans diverses revues littéraires depuis le début des années 2000. Elle est lauréate du Bella István-díj (Prix István Bella, 2016) et de la Móricz Zsigmond-ösztöndíj (Bourse Zsigmond Móricz, 2013). Elle a travaillé pendant sept ans comme éditrice aux éditions Móra, spécialisées dans la littérature jeunesse. Depuis 2025, elle se consacre exclusivement à la bibliothérapie et à l’écriture.

Nyugalmi Tömeg
Rest Mass

Un jour, un poème (10)

Nathalie Ronvaux (Luxembourg)

(c) Patrick Galbats

Nathalie Ronvaux (Luxembourg, 1977) inscrit son écriture dans une pratique plurielle de la poésie, du théâtre et de la prose. Impliquée dans de nombreux événements et performances à la fois littéraires et culturels, elle a été plusieurs fois récompensée pour son travail. Elle travaille depuis 2017 à la Kulturfabrik, centre culturel à Esch-sur-Alzette (Luxembourg), tout en continuant d’exercer son activité d’auteure.

Son premier recueil Vignes et Louves (Edition Phi, 2011) lui vaut le Prix d’encouragement de la Fondation Servais. Suivront La liberté meurt chaque jour au bout d’une corde (Editions Phi, 2012), Vol de nuit à ciel ouvert (Editions Phi, 2014), Les Nuits blanches, livre d’artiste avec Bertrand Ney (2015), Il n’y a rien… Il y a tout…, livre d’artiste avec Robert Brandy (2016). Du côté de la prose, elle signe La vérité m’appartient (théâtre, Hydre Editions, 2014), Premier prix au Concours littéraire national, Subridere. Un aller simple (Hydre Editions, 2017), Le Chesterfield du cinquième (roman, Editions Guy Binsfeld, 2021), Moi, je suis Rosa ! (théâtre, capybarabooks, 2022) et L’Homme de la rivière (micro nouvelle, Zoom Editions, 2023).

Elle est traduite en grec, bulgare, roumain et espagnol.

Aux oiseaux…

Un jour, un poème (9)

Etienne Paulin (France)

(c) Francesca Mantovani – Editions Gallimard

Etienne Paulin (Angers, 1977) vit aujourd’hui dans le Finistère. Après avoir longtemps été professeur de français, il a quitté l’Education nationale en 2019 et est devenu lecteur-correcteur.

Il a publié une dizaine de recueils de poésie depuis 2010, parmi lesquels Voyage du rien (Henry, 2011) qui a reçu le prix Thyde Monnier / prix révélation de la SACD en 2012, Le Derrière du ciel (Henry, 2014), (Gallimard, 2019), Poèmes pour enfants seuls (Gallimard, 2023) et Le Bourriquet Vlan-Vlan (Henry, 2024). Une œuvre qui lui a valu le prix Yves Cosson en 2025. Une phrase du critique Etiemble lui est chère : « La poésie ne m’est rien qui ne chante pas ».

Flaque

Un jour, un poème (8)

Zuzana Husárová (Slovaquie)

(c) Ĺ’ubomír Panák

Zuzana Husárová (Malacky, 1983), poétesse et artiste, travaille à la croisée de la littérature électronique, de la poésie sonore et de la performance. Elle crée des textes expérimentaux et des œuvres numériques, souvent en collaboration avec des artistes visuels et en utilisant les technologies numériques. Elle enseigne d’ailleurs les arts numériques à l’Académie des beaux-arts et du design de Bratislava et collabore avec l’Université Masaryk à Brno.

Elle est l’autrice de plusieurs recueils de poésie, dont liminal, lucent, amoeba, Hyper et Hypomnemata.

En collaboration avec Ľubomír Panák, elle a publié un recueil généré par un réseau neuronal (dénommé Liza Gennart), Výsledky vzniku (« Les résultats de l’émergence »), récompensé par le prix Zlatá vlna. Son livre Hyper est paru en édition bilingue slovaque-allemande, traduit par Martina Lisa.

Ses projets ont été présentés à Paris, Londres, Berlin, Vienne, Cracovie, Boston et ailleurs, et sa poésie a été traduite en plusieurs langues. Elle est également coautrice de l’ouvrage Kultúra neurónových sietí (« La culture des réseaux neuronaux ») qui lui a valu le prix international The N. Katherine Hayles Award for Criticism of Electronic Literature.

Belle époque

Un jour, un poème (7)

Petr Hruška (République tchèque)

(c) Pavel Kotrla

Petr Hruška (Ostrava, 1964) est poète et historien de la littérature tchèque des XXe et XXIe siècles. Il travaille à Prague à l’Académie des sciences de la République tchèque. 

Auteur de très nombreux recueils de poésie (poèmes souvent mis en musique) et d’ouvrages littéraires et historiques, il signe aussi textes courts (Jedna věta), chroniques, nouvelles et pièces de théâtre et a par ailleurs à son actif plusieurs monographies consacrées aux grands poètes tchèques contemporains. Il est par ailleurs coéditeur et rédacteur en chef de la revue Obrácená strana měsíce.

Traduit en de nombreuses langues, il est publié en Angleterre, Italie, Allemagne, Pologne, Belgique, Egypte, Croatie, Hongrie et France (Anthologie de la poésie tchèque contemporaine, Gallimard, 2002).

« Son œuvre décrit les drames du quotidien et la vie mystérieuse des objets. Ses poèmes ont une qualité plastique prononcée et rappellent les tableaux urbains d’un Jeff Wall ou les paysages d’un Terrence Malick, baignés de lumière et peuplés de tensions refoulées (…). Les paysages urbains post-industriels d’Ostrava, au passé minier et prolétaire, co-habitent avec des scènes bucoliques, des instantanés de moments d’intimité, des impressions de voyages. Les poèmes de Petr Hruška se concentrent sur les métaphores contemporaines de l’existence, atteignant souvent la dimension d’un mythe moderne auquel son humanisme militant donne une force lancinante » lit-on sur la 4e de couverture de Je cherche le peintre aux doigts blancs (Editions de l’Université de Bruxelles).

MINULE STOLETI

Un jour, un poème (6)

Carla Friebe (Espagne)

(c) Antonia Ortega Urbano

Carla Friebe (qui a écrit jusqu’à présent sous le nom de Juan Carlos Friebe : Grenade, 1968) est poète et auteure, entre autres, de Poemas perplejos (finaliste du IIe Concours international de poésie Gabriel Celaya, 1995) ; Las briznas: poemas para consuelo de Hugo van der Goes (IIe Prix national de poésie Paloma Navarro, 2007) ; Poemas a quemarropa (2011), traduit en italien sous le titre Poesie a bruciapelo (2024) ; Antagonía / Aνταγωνία (2015), large sélection de son œuvre traduite en grec dans une édition bilingue ; Enseñando a nadar a la mujer casada (finaliste du Prix de la Critique d’Andalousie, 2021) et La esteva, anthologie (2024). Elle est également l’auteure d’un livret d’opéra Las bacantes (2009), d’un essai Utile dulci: Poética e intermedialidad (2022) et d’un oratorio Mariana Pineda a muerte (2024).

Ses thèmes touchent aussi bien au monde de la musique qu’à celui des arts plastiques, scéniques et graphiques. En 2011, elle publie Las canciones de la vereda, recueil de coplas pour différents palos flamencos (variétés du chant flamenco), et compose le drame lyrique Romanza de Narciso y Eco pour ensemble flamenco créé au Festival international de musique et de danse de Grenade (FEX). En 2021, elle est élue membre titulaire de l’Académie des Belles-Lettres de Grenade. En 2022, elle reçoit le Prix international de poésie Dama de Baza et en 2025 le prix Francisco Javier de Burgos pour l’ensemble de son œuvre.

LUZ
LIGHT

Un jour, un poème (5)

Laia Carbonell (Catalogne/Espagne)

(c) Francesc Gelonch

Laia Carbonell Ferrer (Castellbisbal, Barcelone, 1986) a publié les recueils Nibrós (prix de la Ville de Manacor Miquel Àngel Riera pour la poésie 2019) et Finlàndia. Poesia amb acompanyament (prix Amadeu Oller 2015). Depuis janvier 2019 elle est l’une des trois responsables de la programmation du Horiginal, le cycle hebdomadaire de poésie de Barcelone. Elle fait partie de l’association de poésie expérimentale Sonhoras. Tous ses textes ont été traduits en espagnol par Elena Aguilar dans le volume Y caerá la nieve (2025, Mixtura Editorial). Ils sont aussi parus dans plusieurs anthologies. Laia Carbonell a participé aux principaux festivals de poésie de Catalogne.

Nibros XXI